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Les manifestations de Dieu dans la nature

En tant qu'un tout élaboré, l'univers matériel présente la meilleure, et la plus claire des preuves pour la connaissance de Dieu.

C'est à travers elle que se laisse révéler la sage volonté du Principe éternel, et qu'il est prouvé que c'est Son rayonnement infini qui pourvoit la vie aux créatures, qui lui doivent toutes, existence et développement.

La connaissance de Dieu peut se faire, sommairement, par deux voies. L'une est celle de la raison (sens commun) et l'autre celle des arguments philosophiques qui peuvent guider vers la Vérité absolue, conforter la foi, et parachever la connaissance.

Suivre la voie de l'argumentation qui est dans une certaine mesure ardue et complexe ne plaît qu'aux savants. Mais lire dans le livre de la nature et de la création qui témoigne dans toutes ses pages de l'intervention d'un esprit supérieur dans l'ordre universel, constitue aussi un argument pour reconnaître et croire en un créateur sage dont l'univers, avec toutes ses merveilles, n'est qu'une partie infime de la manifestation de la puissance; mais c'est aussi un argument simple et ordinaire qui ne présente pas le caractère difficultueux de la spéculation philosophique. C'est une voie ouverte à tous, depuis les savants et les penseurs jusqu'au commun des gens qui peuvent en profiter.

Chacun peut selon son aptitude et sa perspicacité voir dans toutes les formes de la création les signes de l'équilibre, de l'ordonnancement et de la solidarité, et entrevoir dans le moindre atome la preuve de l'existence d'un principe de la vie.

En examinant le corps d'un animal, n'importe qui comprendrait par lui - même en constatant l'ordre parfait du squelette et des membres, que sans l'intervention d'une volonté savante et puissante, une telle précision et un tel ordre seraient impossibles. Quant au physiologiste, il ne manquera pas de s'interroger sur la science infinie de la Réalité absolue, quand il examinera avec soin et minutie le mode d'alimentation des cellules, le fonctionnement du cœur, des poumons, du foie, de l'appareil digestif ou encore les secrets d'un être vivant.

Bien qu'on ne puisse jamais comparer les observations d'un physiologiste avec celles, superficielles, d'une personne ordinaire sur le corps d'un animal, en raison de ce fait que l'humanité, en accédant aux sommets de la science et en perçant les mystères de la nature a accompli des pas prodigieux dans la connaissance des systèmes de l'univers, il n'en demeure pas moins que les deux observateurs tirent la même conclusion.

Le choix des sciences expérimentales pour l'examen des énigmes innombrables de la nature, outre qu'il puisse être profitable à tous, présente aussi cet avantage que la prise de conscience des merveilles de la création et du système particulier qui la régit, non seulement met l'homme en contact avec le créateur, mais il lui fait connaître aussi les attributs de la perfection divine, ainsi que la science, et l'omnipotence du Créateur.

Cet ordre précis qui exprime l'harmonie et l'accord entre plusieurs choses différentes, traduit en fait l'objectif, le programme et la sagesse illimités de Dieu.

Dans toute l'étendue de l'existence, dans le règne animal et dans le règne végétal, sur la terre, dans l'espace et dans les planètes à l'intérieur de la pierre ou dans l'intimité de l'atome; combien d'innovations n'a t - Il pas investi dans le plus petit d'entre eux jusqu'au plus grand.

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Du point de vue scientifique, il est établi que la matière ne peut pas se créer spontanément. La théorie marxiste du développement constant du monde vers un état supérieur se voit contredite par les données scientifiques et les faits naturels les plus manifestes.
Toutes les transformations de la matière inerte interviennent au contact d'une énergie extérieure, ou sous l'effet d'une attraction, d'un échange ou d'un assemblage avec une autre matière inerte.

Dans le règne végétal, la germination, la croissance et la fructification se font avec le concours de la pluie et de la chaleur solaire. Les plantes puisent dans le sol les matières nécessaires à leur vie.

Il en est de même pour le règne animal; où s'ajoute une volonté motrice vers ce qui est nécessaire et indispensable.

Dans les cas précédents, la collaboration des choses et des êtres avec le milieu extérieur est évidente, et selon les propriétés innées, et les lois et formules qui leur ont été imposées, tous les êtres sont obligés de se conformer aux règles de leur existence.

Les réalités que l'homme perçoit au moyen de ses sens présentent diverses caractéristiques propres. Nous voyons aisément que les créatures sont mobiles et instables. Tout au long de son existence, une chose matérielle, est soit au stade du développement soit dans celui de la décomposition et du déclin. En somme, aucun être matériel ne demeurera stable et invariable.
La limitation est aussi une des caractéristiques de l'être sensible. Qu'il s’agisse de l'atome ou des galaxies, le besoin de temps et d'espace se fait sentir. Certains cependant ont besoin d'un temps plus long et d'un espace plus large.

En outre, tout être matériel est “relatif” du point de vue de l'ontologie et au niveau des perfections. Tout attribut de puissance, de grandeur, de beauté ou de science que nous donnons aux choses se fait par comparaison avec d'autres choses.

La dépendance est aussi une des spécificités du monde sensible. Tout être voit son existence dépendre d'autres choses qui le conditionnent. Il éprouve ainsi le besoin d'une série de conditions diverses.

On ne peut trouver aucune chose matérielle qui repose sur elle - même, et qui soit totalement indépendante des autres.
L'esprit, qui contrairement au sens, peut traverser les apparences des phénomènes et pénétrer dans la profondeur de l'être ne peut pas accepter que l'existence se confine aux choses relatives, limitées, variables et contingentes.

L'intelligence ressent la nécessité d'une réalité absolue, immuable, au - dessus des contingences et qui serve de point d'appui, au - delà du monde phénoménal, à tous les êtres existants. Une réalité qui ait la faculté d'ubiquité, qui soit éternelle et sans laquelle l'univers ne peut persister.

Le monde a besoin d'une réalité autonome, auto suffisante, inconditionnée, décidant de l'existence dans tous ses aspects relatifs, limités et conditionnés.
Toute chose éprouve le besoin d'être submergé par cette réalité absolue pour connaître la vie et l'existence, et refléter avec plus ou moins d'éclat la vie, la sagesse, la force et l'absolu de cette réalité. C'est à travers cette manifestation qu'il nous est loisible de connaître selon notre capacité intellectuelle, le Créateur.

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La solidarité réciproque entre la matière et les lois de l'existence ne témoigne nullement de l'absoluité de la matière. Mais la variété des formes et le lien puissant existant entre elles font naître cette idée que la matière obéit forcément aux lois et contraintes que lui dictent l'ordre et l'harmonie.

Car l'existence repose sur deux éléments fondamentaux. L'un est la matière, et l'autre la discipline et l'ordre. Ces deux éléments sont intimement liés, et l'ordre de l'univers est engendré par ce lien de dépendance.

Ceux qui considèrent la matière comme nécessaire, et s'imaginent que cette nécessité et les lois qui la régissent doivent leur existence à elles - mêmes, comment peuvent - ils admettre que l'hydrogène et l'oxygène, l'électron et le proton se sont créés eux mêmes, puis sont devenus la source engendrant tous les autres êtres, Et de là édicter les lois qui les commandent ainsi que l'univers entier?

Le matérialisme s'imagine que ce sont les êtres inférieurs qui évoluent en êtres supérieurs. Il ne se demande pas comment la matière supérieure, qui dans sa forme achevée qu'est l'esprit, ne peut pas se créer elle - même, ou encore se libérer de la loi naturelle qui la régit, pourrait dans sa forme inférieure, où elle est plus faible, se créer et se fixer des lois elle - même. Comment peut - on se persuader que la matière inférieure puisse créer des êtres supérieurs, et leur conférer le pouvoir d'exister?

Dans la science moderne des systèmes, ce principe est acquis que les systèmes constitués par des éléments vivants ayant un objectif, ou les systèmes organisés de l'extérieur sur la base d'un programme déterminé, peuvent connaître une évolution dans le sens de l'expansion, de l'organisation et de la perfection. Mais tout système simple ou complexe a besoin de l'aide ou de la relation avec l'extérieur, et ne peut pas s'édifier lui - même. Et tous les systèmes et matières du monde seront dépourvus de la capacité de créer ou de diriger un organe moteur évolué tant qu’ils ne jouiront pas d'une volonté, d'une force et d'une conscience.

Sur la base du principe de l'entropie et de la loi des probabilités, un mouvement d'ensemble non coordonné ne peut avoir pour résultat que la cohue, le désordre et la mort.
La théorie des probabilités réfute catégoriquement l'explication du monde par le hasard. Elle la considère comme irraisonnable et impossible.

Les calculs mathématiques mettent l'accent sur la nécessité d'une force agissante douée de conscience pour concevoir, planifier et réaliser le monde.
En réalité, la théorie des probabilités est un coup violent sur la figure des partisans du hasard.

Si nous envisageons la théorie du hasard, dans le cas d'un système simple ou semi - complexe, la possibilité qu'il se produise, bien que lointaine, n'est pas nulle. Mais, le fait que se produise un hasard complexe causant cohésion, ordre et harmonie, dans le système sophistiqué du monde, est impossible.

Les transformations partielles ordinaires dans l'ordre existentiel ne peuvent pas justifier les changements du monde et les différentes combinaisons des éléments pour constituer un assemblage harmonieux.

Si la nature était à même de se composer à sa guise, pourquoi n'aurait - elle pas fait en ce moment preuve d'innovation, pourquoi ne bouleverserait-elle pas l'ordre actuel.

Même les évènements simples et banals engendrent des images étonnamment conformes aux objectifs de la création. Et cela en soi nous démontre que derrière ces évolutions surprenantes, il existe une force de laquelle elles émanent, et prennent leur forme et contenu.

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Une seule hypothèse peut expliquer ce réseau inextricable de relations entre des millions de phénomènes. Cette hypothèse consiste en ce que nous imaginions un créateur à cet immense système ordonné. Un créateur qui, avec sa force infinie et illimitée aurait fixé sur la terre une aussi grande variété d'éléments, assignant à chacun un programme. Cette hypothèse s'accorde pleinement avec l'harmonie et l'ordre qui fondent l'organisation de ces phénomènes.

Sans cette hypothèse, quelle probabilité a - t - on pour qu'une telle harmonie existe sans objectif et par pur hasard? Que vaudrait alors une autre hypothèse que celle de la création?

Si le monde était réduit à un être monocellulaire, la probabilité pour qu'un tel être existe serait très négligeable et insignifiante, et d'après les calculs effectués par Charles Eugène Gouy, biologiste suisse, cette probabilité est si infime au point de vue mathématique, que l'esprit ne peut pas la concrétiser mathématiquement.

Bachemil dit:
“Vous autres les matérialistes, vous avez accepté le mouvement et la rotation du soleil, de la terre et des autres planètes du système; vous êtes aussi persuadés que cet ordre possède une précision mathématique qui n'admet aucune erreur.

Et vous affirmez -en toute prétention- qu'aucune volonté n'existe derrière ces mouvements et ces moteurs énormes et incommensurables réglés avec minutie et sagesse. Vous êtes alors obligés de dire que le système solaire s'est créé lui-même, qu'il s'est donné lui-même cet ordre sophistiqué sur la base duquel il fonctionne, qu'il se préserve lui-même des collisions et des déviations au cours de son périple dans l'espace.

Personnellement, je n'admets pas qu'une personne qui se respecte puisse faire de telles affirmations.”

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