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Une vue générale du problème

Une des questions qui a toujours attiré l'attention des penseurs préoccupés par la nature de la vie humaine et qui est toujours l'objet d'une controverse interminable est celle de savoir si l'homme est libre de choisir ses objectifs et de réaliser tous ses vœux dans tous ses actes et gestes, dans toutes les affaires de sa vie, qu'elles soient matérielles ou autres. Ses désirs, inclinations et volontés sont-ils le seul facteur déterminant ses décisions?

Ou bien, ses actes et sa conduite lui sont-ils imposés? Est-il maintenant contraint inexorablement à accomplir certains actes et à prendre certaines décisions: Est - il un instrument involontaire aux mains d'agents qui lui sont extérieurs?

Pour comprendre l'importance de cette question, on devrait garder à l'esprit que c'est de sa solution que dépendra notre capacité de profiter pleinement de l'économie, du droit, de la religion, de la psychologie et des autres disciplines du savoir dont l'homme est l'objet. Tant que nous n'aurons pas tranché si l'homme est doté du libre arbitre ou n'en est pas doté, toute loi relative à l'homme avancée par une de ces sciences ne s'appliquera qu'à un être dont la nature nous est inconnue. Il est évident qu'aucun résultat appréciable ne sera alors atteint.

La question du libre arbitre opposé au déterminisme n'est pas exclusivement un problème académique ou philosophique. Elle intéresse, aussi, tous ceux qui postulent un devoir pour l'homme, devoir qu'il est responsable d'accomplir, et pour lequel il est encouragé. Parce que s'ils ne croient pas, au moins implicitement, au libre arbitre, il n'y aurait aucune base pour récompenser les gens qui accomplissent leur devoir et punir ceux qui ne le font pas.

Après l'apparition de l'Islam, les musulmans aussi accordèrent une attention particulière à cette question, parce que la conception islamique de l'univers exigeait qu'elle soit abordée avec plus de profondeur qu'elle ne l'avait été jusqu'alors, et tous les points obscurs de la question devraient recevoir un éclairage. Parce que d'une part, le problème était en rapport avec l'unicité divine et. D’autre part avec ses attributs de justice et de puissance.

Les penseurs, ceux du passé et ceux des temps présents, peuvent être classés en deux catégories selon leur attitude envers la question. La première rejette la liberté d'action de l'homme, et si les faits nous font apparaître des signes de libre arbitre, cela n'est dû qu'à une déficience de la perception humaine.

La deuxième catégorie soutient le libre arbitre et affirme que l'homme jouit d'une liberté d'action totale dans le domaine des actions de la volonté; sa capacité à penser et à décider, a des effets de longue portée et est indépendante de tous les facteurs qui lui sont extérieurs.
Evidemment, l'homme connaît les effets de la contrainte en ce qui concerne sa naissance, ainsi que différents facteurs qui font son environnement et les évènements qu'il rencontre tout au long de sa vie. Le résultat en est qu'il vienne peut - être à croire qu'il n'existe pas de libre arbitre. Il est venu au monde involontairement, il lui semble qu'il est complètement sous le contrôle du destin, emporté comme une feuille jusqu'à ce qu'il quitte le monde.

En même temps, l'homme perçoit clairement qu'il est libre et indépendant dans beaucoup de choses, sans éprouver aucune sorte de contrainte ni d'obligation. Il a le pouvoir et la capacité de lutter efficacement contre les obstacles, et d'imposer son contrôle sur la nature en s'appuyant sur ses précédentes expériences et connaissances. La réalité objective et pratique qu'il ne peut nier est qu'il existe une différence profonde et principale entre les mouvements volitifs de ses mains et pieds et le fonctionnement de son cœur, de son foie et de ses poumons.

Par conséquent, étant donné sa volonté, sa conscience, et sa capacité de choisir, qui sont les traits de son humanité (voir dictionnaire Hallmark), l'homme sait qu'il jouit bien du libre arbitre dans toute une série d'actes et qu'aucun obstacle ne peut l'empêcher d'exécuter sa volonté ou de former ses propres croyances. Mais par ailleurs, ses mains sont liées, et il n'a guère le pouvoir de choisir dans les questions déterminées par des contraintes matérielles ou instinctives et qui constituent une partie considérable de sa vie, et d'autres qui lui sont imposées par des facteurs externes.

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