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Les Devoirs et les Droits Sociaux

 
Un homme était venu voir le Prophète (P), un jour, pour lui demander de lui indiquer le Chemin qui devrait le conduire au Paradis. Le Saint Prophète (P) lui dit:
«Conduis-toi envers les gens comme tu aimerais qu'ils se conduisent envers toi. Ne souhaite pas aux gens ce que tu ne souhaites pas pour toi-même».

Ainsi, selon les enseignements islamiques, on ne doit pas se considérer comme étant à la tête des autres et l'axe de toutes choses. On doit s'attribuer le même statut qu'aux autres. Cet enseignement est fondé sur la philosophie islamique de l'égalité, selon laquelle tous les hommes sont égaux. Le Saint Prophète (P) a dit:
«La plus haute vertu consiste à être juste dans ton jugement, même s'il est contre toi-même, à considérer ton frère de Foi comme ton égal, et à te rappeler Allah dans toutes les circonstances».

Telle est la qualité qui constitue le critère de la Foi et le motif de l'honneur de l'homme et de la société humaine en Islam.

Etant donné qu'on voudrait que les autres nous respectent, nous disent la vérité, nous aident, soient sincères avec nous, observent nos droits et se montrent polis à notre égard, nous devons, nous aussi, nous conduire de la même façon avec eux. On doit donc les respecter, être véridique avec eux, les aider, être sincère avec eux, observer leurs droits et se montrer poli à leur égard.

De la même façon, tout comme nous n'aimons pas que les autres abusent de nous, disent du mal de nous, nous accusent injustement, mettent des obstacles devant nos progrès ou soient arrogants avec nous, nous devons faire de même vis-à-vis d'eux. Nous devons nous abstenir de tout acte de transgression et réaliser que les autres aussi sont des êtres humains, comme nous. Nous devons partager leur joie et leur tristesse. Donc être utile aux autres et rendre service à la société, tel est le critère de la proximité d'Allah pour un Musulman.
 

I. Le Maintien des Liens de Parenté

 
Il n'y a pas d'acte dont la récompense soit aussi rapidement accordée que le maintien des liens de parenté. Celui qui les coupe n'entrera pas au Paradis.
 

II. Les Droits des Voisins

 
Beaucoup d'importance a été attachée par l'Islam aux droits du voisin, et on rapporte que le Saint Prophète (P) a dit à cet égard: «Jibril (l'Archange Gabriel) (P) me recommandait souvent de faire tellement de faveurs au voisin, que j'ai fini par croire qu'il voulait lui réserver une part dans mon héritage. Celui qui nuit à son voisin, ne sentira pas l'agréable parfum du Paradis».

L'Imâm al-Çâdiq, que la Paix soit sur lui, a dit que ceux qui habitent jusqu'à la quarantième maison de chaque côté de la maison de quelqu'un sont ses voisins.
Parmi les différents droits d'un voisin est celui de mâ'ûn. Cela signifie le prêt que tu lui fais, le bon service que tu lui rends ou l'objet que tu lui prêtes afin qu'il subvienne aux besoins de sa maison.
 

III. Les Droits des Orphelins

 
Usurper la propriété d'un orphelin est un grand péché.
Caresser un orphelin appelle beaucoup de récom-penses spirituelles.
Beaucoup d'ahâdith authentiques ont fait état de la grande récompense accordée à celui qui cherche les orphelins et leur fournit des moyens de subsistance (prendre en charge leurs problèmes financiers).
 

IV. Les Droits des Frères Croyants

 
La fraternité est digne d'éloges.
Regarder le visage d'un frère équivaut à l'adoration d'Allah.
Un Croyant est le frère d'un autre Croyant; il est ses yeux et son guide. Il ne le trahit pas ni ne l'opprime. Il ne le trompe pas, ni ne renonce à une promesse qu'il lui a faite. Il ne lui ment pas, ni ne médit de lui.

Ne dévoilez pas tous vos secrets à vos amis, de crainte que votre ami puisse devenir un jour votre ennemi.

Consulte les gens qui craignent Allah.

Aime tes frères Croyants au prorata du degré de leur piété.

­ Les Croyants ont beaucoup de devoirs les uns envers les autres, et les plus faciles d'entre eux, selon l'Imâm al-Çâdiq (P), sont les suivants:

1. Tu dois aimer pour ton frère Croyant ce que tu aimes pour toi-même, et détester pour lui ce que tu détestes pour toi-même.

2. Tu dois éviter ce qui lui déplaît et accéder à ses requêtes.

3. Tu dois l'assister en espèces et en nature.

4. Tu dois être ses yeux, son guide et son miroir.

5. Tu ne dois pas être rassasié tant qu'il a faim, ni désaltéré, alors qu'il a soif, ni bien vêtu alors qu'il est nu.

6. Si tu as un serviteur, alors qu'il n'en a pas, il t'appartient de lui envoyer le tien pour laver ses vêtements, lui faire la cuisine et arranger son lit.

7. S'il t'invite chez lui, tu devrais accepter son invitation, s'il tombe malade, tu dois lui rendre visite, s'il meurt, tu dois assister à ses funérailles, et si tu sais qu'il a besoin de quelque chose, tu dois satisfaire son besoin avant qu'il ne t'en fasse la demande. C'est seulement lorsque tu auras fait tout cela, que tu auras établi ton lien avec lui, et que tu auras renforcé la relation de fraternité et d'amitié entre lui et toi.

L'Imâm Muhammad al-Bâqir (P) a dit: «Il est nécessaire que tu sois bienveillant envers les créatures (d'Allah), car ceci est le meilleur des actes aux yeux d'Allah».
Allah n'aime aucun acte de piété plus que celui de rendre un Croyant heureux.
Sourire devient les frères Croyants est un acte décent, et enlever les grains de poussières retombés sur son corps est aussi un bon acte.1

Faire un effort pour subvenir aux besoins des Croyants appelle une grande récompense spirituelle.
Si vous voyez une personne plus âgée que vous, vous devriez vous dire: «Elle a pris de l'avance sur moi en matière de Foi et de bonnes actions. C'est pourquoi, elle est meilleure que moi». Et si vous voyez quelqu'un de plus jeune que vous, vous vous dites: «J'ai commis plus de péchés que lui; donc il est meilleur que moi». Et lorsque vous rencontrez quelqu'un du même âge que vous, vous devriez vous dire: «Je suis certain quant à mes propres péchés, et j'ai des doutes quant aux siens. Comment pourrais-je donc ignorer la certitude au profit du doute?».

Et si vous constatez que ces catégories de personnes vous respectent, il faudrait vous dire: «C'est bien de leur part de pratiquer des manières décentes». Et s'ils s'écartent de vous et qu'ils ne vous respectent pas, vous devriez vous dire: «Cela est dû sans doute aux péchés que j'ai commis». Si vous agissez de la sorte, la vie sera facile pour vous, vos amis seront plus nombreux et vos ennemis moins nombreux, et vous deviendrez heureux en raison de la bonté des gens envers vous et vous ne serez pas triste en raison de leur mesquinerie à votre égard.

Les plus honorables des gens sont ceux dont la bonté bénéficie aux autres, et qui sont capables de vivre sans l'aide des autres et qui ne demandent pas l'assistance des autres.
Rendre visite à un frère Croyant pour l'amour d'Allah, appelle une grande récompense spirituelle. Et lors de la visite, il est bien d'évoquer les paroles des Ahl-al-Bayt (P).

Il est très recommandé de nourrir un frère Croyant.
Le Saint Prophète (P) a dit à ce propos que les meilleures des actions sont trois aux yeux d'Allah:

1. Nourrir un Musulman qui a faim.

2. Régler la dette d'un Musulman.

3. Soulager les souffrances d'un Musulman.

L'Imâm Zayn al-'Âbidin (P) a dit que si une personne a un vêtement de rechange et qu'elle sait qu'un frère Croyant en a besoin, sans le lui donner, elle sera jetée en Enfer la tête la première.
Le Saint Prophète (P) a dit: «Lorsque quelqu'un mange à satiété alors que son frère Musulman a faim, il ne croit pas en ma Prophétie».

Le Saint Prophète (P) a dit: «Celui qui enlève une épine du passage des Musulmans entrera au Paradis». Et selon un autre hadith: «Allah accorde une récompense spirituelle équivalente à celle de la récitation de quatre cents versets du Coran pour quiconque débarrasse le passage des Musulmans de tout ce qui pourrait les incommoder.
Offrir des cadeaux est très recommandé et le cadeau offert pour le plaisir d'Allah et sans aucune arrière-pensée matérielle est très méritoire.2

Quiconque considère un Croyant comme méprisable et pauvre, en raison de sa situation économique défavorable, sera disgracié par Allah le Jour du Jugement, avant toutes les autres créatures. Et selon une Tradition, Allah humilie celui qui humilie les Croyants.3

­ Dans un hadith Qudsi (Parole d'Allah) Allah dit: «Quiconque moleste un croyant se prépare à se battre contre Moi».
­ L'Imâm Ja'far al-Çâdiq (P) a dit que si une personne contribue à nuire à un Musulman, même avec un demi-mot, les mots suivants seront inscrits entre ses yeux le Jour du Jugement: “Privé des Bénédictions Divines”.

Un mo'min (Croyant) est appelé mo'min, parce que la vie et la propriété des gens sont en aman (à l'abri) de toute violation par ses mains et sa langue. Et un Musulman est celui dont les mains et la langue ne touchent pas aux gens. Et un Muhâjir (émigrant) est celui qui émigre (s'éloigne) des péchés.

Le Saint Prophète (P) a dit: «Je jure par le Seigneur Qui tient ma vie dans Ses Mains, que si les habitants des Cieux et de la terre se mettaient ensemble pour tuer un Croyant, ou qu'ils acceptent de le tuer, Allah les enverrait tous en Enfer.

»Je jure par le Seigneur Qui tient ma vie dans Ses Mains, que personne ne fouette injustement autrui sans qu'il soit lui-même fouetté de la même façon en Enfer».

Le Saint Prophète (P) a dit aussi: «Si une personne dévisage un Croyant dans l'intention de l'effrayer, Allah l'effraierais avec le même regard le Jour où il n'y aura pas de refuge en dehors d'Allah».

Le Saint Prophète (P) a dit: «Quiconque regarde une personne âgée avec révérence et le respecte pour son âge, aura le secours d'Allah contre la peur, le Jour du Jugement. Et il a dit aussi: «Montrer du respect pour un Croyant à la barbe blanche, c'est montrer du respect pour Allah».
Le Prophète (P) a dit également: «Celui qui est gentil avec le jeune et respectueux du vieillard est l'un de nous».

L'Imâm Ja'far al-Çâdiq (P) a dit: «Si vous expliquez quelque chose à un muet de façon qu'il comprenne, et sans que vous vous montriez impatient, votre conduite équivaudra à faire l'aumône».
 

V. S'associer avec un Dévié

 
On doit éviter de s'associer avec les tyrans.
Quiconque fait l'éloge d'un roi ou d'un gouvernant cruel, et s'humilie devant lui pour obtenir des faveurs dans ce bas-monde, sera son compagnon en Enfer.
Il est interdit de partager le repas avec des libertins.
Participer aux activités des oppresseurs, les aider et s'efforcer de satisfaire à leurs besoins, équivaut à un blasphème.

Si une personne va voir un homme riche et s'humilie devant lui en raison de sa richesse, elle perd les deux-tiers de sa Foi.4

Si une personne qui se trouve à la cour d'un roi parvient à sauver les gens de sa cruauté et de son oppression, à améliorer la condition des Musulmans et à satisfaire les besoins des gens, et surtout des Croyants, elle est un vrai Croyant et le mandataire d'Allah sur terre.

La Taqiyyah (la dissimulation nécessaire en cas de danger) comporte beaucoup de vertus. Et comme l'affirment certaines sources, le hadith dit: «Quiconque n'observe pas la Taqiyyah n'a presque pas de Foi, et la Taqiyyah équivaut aux neuf-dixièmes de la Foi».5

La Taqiyyah est nécessaire dans chaque cas où il y a une possibilité de s'attirer des ennuis, sauf au cas où il y a effusion de sang (on doit éviter et empêcher l'effusion de sang).
On devrait, autant que possible, éviter de développer des liens d'amitié intime avec des non-Musulmans (dans la mesure où cette amitié pourrait nuire à la Foi de quelqu'un ou à la Ummah musulmane).
 

VI. La Salutation

Une des façons de se montrer humble est de saluer chaque personne que vous rencontrez en lui disant par exemple: “Salamun 'alaykum Que la Paix soit sur toi.”
Il est dit que la personne jeune doit saluer les aînés, le passant, celui qui est assis, le petit groupe, le groupe le plus nombreux, et celui qui est sur une monture, celui qui est à pied.

Si une personne salue un groupe de gens et que l'un de ceux-ci réponde à la salutation, les autres sont déchargés de l'obligation de lui répondre.
Il est détestable pour un homme de saluer des femmes adultes.
Saluer quelqu'un qui est résident devrait être complété par une poignée de main, mais au cas où quelqu'un est de retour d'un voyage, la salutation devrait être complétée par une embrassade.

L'Imâm Ja'far al-Çâdiq (P) a dit: «Chaque fois que le Saint Prophète (P) serrait la main de quelqu'un, il ne retirait jamais sa main avant que l'autre ne retire la sienne».
Selon un autre hadith, le Prophète (P) a dit que les gens devraient se serrer la main les uns les autres, car le serrement de main réduit la distance entre les gens.

Il n'est pas très convenable d'embrasser quelqu'un (en le saluant) sauf s'il s'agit de sa femme, ou d'enfants. Toutefois, on devrait embrasser les frères Croyants sur les joues ou le front, et s'il s'agit d'un savant religieux, on peut lui baiser la main.

L'Imâm Ja'far al-Çâdiq a dit: «Nos adeptes ont une brillance sur le front, et on peut les reconnaître à cette brillance facilement, et lorsqu'ils se saluent les uns les autres, ils devraient s'embrasser sur le front».
 

VII. Les Bonnes Manières en Société

 
Lorsque vous désirez vous joindre à un groupe, vous devrez vous assurer que ce groupe ne fait pas l'objet d'accusations et de suspicion, car si les gens ont une mauvaise opinion de vous à cause de votre adhésion à ce groupe, vous vous en blâmerez.

Si vous vous asseyez à une place qui est au-dessous de votre dignité et de votre position, c'est mieux, car, cela constitue un signe de votre humilité.

Si des personnes plus instruites que vous sont présentes dans une réunion, vous ne devez pas vous asseoir à une place supérieure aux leurs. Vous devez écouter attentivement ce qu'elles disent et en tirer avantage. Vous ne devez pas dire de bêtises en leur présence, ni parler de ce que vous ne savez pas.

Lorsque vous êtes invité à un festin, vous devez vous asseoir là où le maître de maison vous demande de vous asseoir.

Selon une autre tradition, il est très recommandé de rendre visite aux lieux saints:

1. La Maison d'Allah (Ka'bah) en vue du Hajj et de la 'Umrah.

2. Les maisons des savants religieux, puisque fréquenter les savants religieux procure divers avantages, et s'éloigner d'eux est une perte en général.

3. Les maisons des gens généreux qui n'hésitent pas à dépenser leurs biens dans les bonnes uvres en vue d'obtenir la récompense du Jour du Jugement.

4. Les maisons des personnes que les gens considèrent comme étant suffisamment responsables et conséquentes pour qu'on puisse se fier à leurs conseils et suggestions.

5. Les maisons des frères Croyants, étant donné qu'on est tenu moralement de s'enquérir des nouvelles des autres Croyants.

6. Les maisons d'ennemis (seulement lorsque cela ne présente aucun danger ni ne cause aucune nuisance), étant donné que de telles visites pourraient infléchir l'hostilité et dissiper les malentendus.

7. Les rassemblements et les réunions qui ont pour but d'élever la morale des gens et de les inciter à l'amour du prochain et à la générosité.

L'Imâm Ja'far al-Çâdiq (P) a dit: «Celui qui s'assoit à côté d'autres dans un endroit où il n'y a pas beaucoup de place, tout en croisant les jambes (ce qui occupe beaucoup de place) n'est pas un être humain».

Lorsque quelqu'un vient vous rendre visite chez vous, allez jusqu'à la porte pour le recevoir et raccompagnez-le jusqu'à la porte à son départ. Et faites ce qu'il dit.

Selon l'Imâm al-Çâdiq (P), il est détestable de se lever pour saluer quelqu'un, sauf s'il s'agit de quelqu'un qui est respecté pour sa Foi (c'est-à-dire pour son savoir, sa haute moralité et sa bonté).
Choisissez comme compagnon celui qui vous rappelle Allah, qui vous enrichit d'une connaissance religieuse, qui vous encourage à travailler pour l'Autre Monde et qui vous veut le bien-être aussi bien dans ce monde que dans l'Autre.

Selon une autre tradition, des Compagnons deman-dèrent au Saint Prophète (P) quelle compagnie on devait choisir, et le Saint Prophète (P) leur répondit qu'ils devaient garder la compagnie de ceux dont la vue leur rappelle Allah, dont la parole enrichit leur savoir et dont les actes les rapprochent de la Réalité Ultime.

Si quelqu'un remarque que son frère de Foi est en train de faire quelque chose d'incorrect ou de blâmable sans l'en empêcher, il l'aura trahi dans son devoir de fraternité.
L'Imâm al-Çâdiq (P) a dit qu'il considère, comme son meilleur ami celui qui leur parle de ses fautes devant lui.

Si un ami ne vous apporte aucun gain en matière de Foi, ne faites pas attention à lui et ne cherchez pas sa compagnie.
Le Prophète (P) a dit un jour: «Il y a quatre choses qui font mourir le cœur:

1. Commettre des péchés, l'un après l'autre.

2. Parler beaucoup avec les femmes.

3. Vous disputer avec un idiot en lui disant une chose alors qu'il en dit une autre, sans jamais arriver à la vérité.

4. S'associer avec les morts.

Ceux qui étaient présents à cette occasion lui demandèrent alors: «Ô Prophète d'Allah! Qui sont les morts?» Le Saint Prophète (P) répondit: «Les riches qui ont oublié Allah».
Le Saint Prophète (P) dit qu'Allah n'aime pas que Son Prophète (P) ait les six habitudes suivantes, et ce dernier, à son tour, n'aime pas que ses lieutenants les aient non plus:

1. Qu'on joue avec ses vêtements ou sa barbe pendant la Prière.

2. Abuser de quelqu'un en état de jeûne.

3. Faire sentir à quelqu'un comme obligation la charité que vous lui avez donnée.

4. Visiter un Masjid alors qu'on est malpropre.

5. Rire dans un cimetière.

6. Jeter un coup d'il indiscret sur la maison d'un autre.

Lorsque vous éternuez, récitez la supplication suivante:
«Al-hamdu li-l-lâhi rab-bi-l-'âlamîne, wa çallâ-l-lâhu 'alâ Muhammadin wa Ahli Baytihi». (50)
[Louanges à Allah, Seigneur des mondes. Que la paix d'Allah soit sur Muhammad et sur les Gens de sa Maison.]

Dites à quelqu'un qui éternue:
«Yarhamkum-Allâh».
[Qu'Allah te couvre de Sa Miséricorde.]

Et en réponse à votre souhait pour lui, celui qui a éternué doit dire:
«Yaghfir-ul-lâhu lanâ wa lakum».
[Qu'Allah nous pardonne ainsi qu'à vous-mêmes.]

Faire de légères plaisanteries est recommandable, car cela est un signe de bonne humeur et un moyen d'égayer les frères Croyants.
Selon l'Imâm al-Bâqir (P), Allah aime celui qui fait des plaisanteries parmi les Croyants, à condition de ne pas être vulgaire.
Selon l'Imâm Ja'far al-Çâdiq (P), on doit s'abstenir de trop plaisanter, car cela déshonorerait la personne, lui ferait perdre la dignité et la respectabilité, et susciterait des rancunes.
Rire est un acte méritoire, s'il se fait sous forme d'un sourire et de gaieté, car un Croyant doit être gai et souriant, et non farouche, ni mélancolique.
L'excès de rire est un signe de stupidité. Il fait mourir le cœur et affaiblit la Foi.

Rire bruyamment est un acte indécent et si jamais cela vous arrive, récitez la supplication suivante:
«Allâh-umma lâ tamqutni».
[Ô Seigneur, ne me déteste pas!]
Selon le Saint Prophète: «Ne colportez rien entre deux croyants (qui puisse susciter l'inimitié), car cela équivaudrait à cracher sur le visage de quelqu'un».
Selon beaucoup de hadiths, les rencontres sont des confidences - c'est-à-dire qu'on ne doit pas raconter à d'autres ce qui s'est passé dans une rencontre - sauf si les personnes concernées veulent bien qu'on le raconte.

Le Saint Prophète (P) a dit: «Personne n'a le droit de répéter les propos de quelqu'un qui ne voudrait pas qu'ils soient divulgués, sauf s'il s'agit de paroles de Sagesse qui doivent être publiques, et qui sont susceptibles de mettre en évidence les hautes qualités de celui qui les a prononcés».
Il est nécessaire que vous fréquentiez la bonne compagnie de ceux avec lesquels vous vous associez.

Si vous aimez bien une personne, faites-lui savoir votre sentiment amical envers elle car, ce faisant, vous fixez les fondements d'une amitié solide et d'une affection profonde entre les deux parties.
Lorsque vous aimez bien un frère Musulman, il est nécessaire que vous connaissiez son nom ainsi que les noms de son père, de sa tribu, de ses proches, etc car cela constitue l'une des obligations essentielles de l'amitié et de la fraternité.

Rencontrez vos frères aimablement, car rencontrer les gens aimablement élimine la rancune.
Ne vous querellez pas avec les gens, sinon vous perdriez votre magnanimité, détruiriez votre personnalité, et élimineriez votre compassion.
L'Imâm Ja'far al-Çâdiq (P) a affirmé qu'il y a trois choses qui sont aussi bien pour ce monde que pour le Monde Futur:

1. Pardonner à ceux qui se sont montrés cruels avec vous.

2. S'associer avec celui qui voudrait mettre fin à son amitié avec vous.

3. Etre patient et tolérant avec celui qui a agi avec brutalité envers vous.

Ne vous mettez pas en colère, et maîtrisez votre colère, le contrôle de la colère commande le respect dans ce bas-monde et dans l'Au-delà.
Selon une autre tradition, l'Imâm Ja'far al-Çâdiq (P) a dit que celui qui contrôle sa colère bien qu'il soit dans une position de force, sera plein de Foi et à l'abri de l'anxiété et de la dépression le Jour du Jugement.

Selon l'Imâm Muhammad al-Bâqir (P), celui qui maîtrise sa colère, tout en étant dans une haute position d'autorité, verra rehausser son respect par Allah, le Tout-Puissant, aussi bien dans ce monde que dans l'Autre.

Il est bon de réciter le Nom d'Allah et de se LE rappeler partout et dans toutes les circonstances.
Quiconque se rappelle un Croyant dans une réunion de Croyants, Allah se le rappelle dans l'assemblée des anges.

Celui qui se rappelle Allah alors qu'il se trouve parmi des gens qui négligent de le faire, est égal à celui qui accomplit le jihâd dans le chemin d'Allah.

Si quelques personnes se réunissent sans se rappeler Allah (en méditant sur la question de Sa Création, sur Ses Attributs, Son Message et sur Sa Grandeur) et sans invoquer la Bénédiction sur le Saint Prophète (P), elles regretteront cette réunion le Jour du Jugement.

L'achèvement de l'acquisition d'une récompense spirituelle de la participation à une assemblée consiste, pour chacun des participants, à réciter la supplication suivante à la fin de la réunion:
«Subhâna rabbika, rab-bil-'izzati 'ammâ yaçifûn,wa salâmun 'ala-l-mursalîn, wa-l-hamdu li-l-lâhi rab-bil-'âlamîn».
[Gloire à ton Seigneur, le Seigneur dont l'Honneur est trop éloigné de ce qu'ils en décrivent. Que la Paix soit sur les Messagers. C'est seulement Allah, le Seigneur des mondes, Qui mérite toutes les Louanges.]

Selon une tradition, l'Imâm Muhammad al-Bâqir (P) demanda un jour à quelqu'un: «Est-ce que vous vous rencontrez en privé et parlez du Savoir et des vertus des Ahl-al-Bayt (P)?». «Oui», répondit-il. L'Imâm (P) lui dit alors: «Par Allah! J'aimerais être avec vous dans vos rencontres! Par les Ahl-al-Bayt (P), j'aime votre odeur et votre bruit. Vous êtes vraiment sur le Chemin d'Allah et des anges. C'est pourquoi vous devriez nous aider à intercéder en votre faveur, en vous abstenant de pécher et en vous efforçant de mieux obéir à Allah?»

Le Saint Prophète (P) a dit: «Malheur à ceux qui ne se libèrent pas de leurs affaires mondaines chaque vendredi pour apprendre des matières relatives à leur Religion».

Selon les traditions, lorsque quelqu'un se met à la recherche du Savoir, Allah lui ouvre le Chemin du Paradis. En fait, les anges étalent leurs ailes pour un chercheur de Savoir, en signe de plaisir. Et tous ceux qui se trouvent dans le Ciel et sur la terre ­ y compris les poissons dans la mer ­ demandent pardon pour celui qui étudie. La supériorité du savant sur le serviteur est égale à la supériorité de la lune sur les étoiles.

Il est relaté dans les traditions que les gens doivent discuter ensemble et se rencontrer pour citer des ahâdith, car les ahâdith donnent vie aux cœurs. A dire la vérité, les cœurs se rouillent comme les arbres, et les ahâdith (pl. de hadith) raniment les cœurs.

L'Imâm Muhammad al-Bâqir (P) a dit: «Les discussions logiques appellent la récompense spirituelle des Prières acceptées».
Si sage puisse-t-il être, l'homme doit consulter les autres en ce qui concerne ses affaires, car celui qui pratique la consultation ne regrette rien.
L'Imâm 'Alî (P) a dit: «Quiconque considère que son opinion est suffisamment juste pour n'avoir pas besoin d'être confronté à celles des autres, ni de les consulter, s'empêtre dans des difficultés».

La personne que vous consulterez doit être sage et religieuse, votre frère et ami. En outre vous devrez la mettre au courant de tous les aspects du problème que vous lui soumettez, afin qu'elle en connaisse bien tous les coins et recoins. Lorsque vous consulterez une telle personne, et qu'elle vous donnera une solution, ne faites pas le contraire de ce qu'elle vous aura conseillé, autrement vos affaires dans ce monde et dans l'Autre Monde seront nulles».
Il n'est pas convenable de consulter sa femme en dehors des affaires domestiques.
Il ne faut pas demander de conseils à une personne miséreuse ou avide.

Lorsque votre frère Croyant vous consulte, vous ne devez lui dire que ce qui est bien pour lui.
L'Imâm Ja'far al-Çâdiq (P) a dit: «Je déteste la personne qui est consultée par un frère Musulman et qui sait ce qui est bien pour lui, sans le lui dire».

L'Imâm Ja'far al-Çâdiq (P) a dit que la bonté et le maintien des relations entre les frères Croyants consiste en ceci qu'ils doivent échanger des visites lorsqu'ils sont chez eux, et des correspondances lorsqu'ils travaillent.
Lorsque vous écrivez une lettre, commencez votre lettre par: “Bism-il-lâh-ir-Rahmân-ir-Rahîm.”
­ Il est obligatoire de répondre aux lettres.
   

  • 1. L'Islam recommande l'établissement et le maintien de relations sociales et spirituelles entre les membres de la société, car de telles relations pourraient produire des hommes vertueux.
  • 2. Les relations entre les membres de la société musulmane doivent être d'ordre religieux et spirituel et il ne faut pas qu'elles soient fondées sur l'intérêt matériel ni qu'elles visent à tirer des bénéfices, à l'instar de ce qui se passe dans les sociétés occidentales de nos jours.
  • 3. L'Islam a strictement interdit le rabaissement de la personnalité des membres de la société islamique, et dans tous ses enseignements, il a mis l'accent sur la nécessité de respecter cette personnalité et de ne lui faire subir aucune agression ni aucune injustice.
  • 4. Si tous les Musulmans agissaient selon ces enseignements rigoureux, les tyrans politiques et économiques ne domineraient pas les sociétés musulmanes.
  • 5. La Taqiyyah consiste en un plan de préservation d'un Musulman (qui se soumet aux Commandements d'Allah), en vue de traverser la voie de l'évolution de l'homme vers Allah.

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