La Résurrection, à notre époque

Nous sommes les témoins dans notre univers d’un mouvement continu et de belles illustrations d’un retour à la vie des choses mortes. Si nous nous rendions en automne dans les fermes et les vergers, nous n’y trouverions que tristesse et désolation comparables à un cimetière calme et sans animation.

Ce spectacle d’anxiété ne laisse pas de place aux feuilles, aux fleurs et à la fraîcheur. Il persiste jusqu’au début de la saison printanière où l’environnement se prépare à la renaissance des plantes. À cette époque, le souffle de la vie pénètre de nouveau les morts d’hier; la situation se transforme brusquement; la terre inanimée se met à se mouvoir, et reprend un souffle nouveau.

Les bourgeons s’ouvrent sur les branches des arbres qui, quelque temps auparavant, étaient encore sèches et nues, et la terre se remplit de vergers, de jardins, et de cultures maraichères. Ce tableau envoutant prend ainsi la place de l’environnement froid, sec et inanimé de l’automne.

Ces scènes de mort et de renaissance qui se répètent sous notre regard chaque année demeurent inaperçues par beaucoup de personnes chez qui ne s’éveille point le sens de la recherche et de l’observation, et qui n’en tirent point les précieuses leçons.

La justesse du raisonnement chez l’homme comme sa capacité à penser justement requiert une maturité et un effort. L’observation est la base de la compréhension des questions complexes. Mais l’absence d’intérêt, dans sa vie quotidienne, aux réalités externes le conduit au danger de se retrouver étranger et en rupture totale avec les réalités qui l’entourent au point de n’y voir qu’une source d’ennui, et de laisser son esprit s’atrophier.

Alors que la méditation sur les différentes choses, l’examen approfondi de la modalité de transformation des phénomènes de ce monde, une analyse juste des transformations qu’elles soient simples ou complexes, conféreront à l’homme une puissance de compréhension et d’évaluation de son savoir acquis et d’en tirer le maximum de profit.

En revanche, il y a eu de nombreux savants qui ont fait appel à leur faculté d’observation qui, devant de telles scènes de la nature, n’ont pas manqué de faire le rapprochement avec la vie et la mort des hommes, et ont saisi ainsi de façon tangible le concept de la résurrection et du retour.

Et rien ne prouve que la force de méditation, l’ordonnancement et la classification des observations directes et des liens entre elles en vue d’en tirer des conclusions, soient propres et limités aux savants et spécialistes. Les voies de la connaissance et de la réflexion sont ouvertes à tous, quelque soit le niveau de savoir et de conscience de chacun.

Et chacun peut tirer profit de l’observation des évènements et phénomènes qui surviennent autour de lui, selon sa capacité de réflexion. Pourquoi limiterons-nous cette loi naturelle du cycle de vie et de mort au seul règne végétal? Existe-t-il un argument niant cette résurrection à l’homme et la posant comme impossible à son sujet?

Les plantes constituent le meilleur modèle pour les deux phénomènes de la vie et de la mort. Car au fond des graines des plantes mortes, inanimées, se trouve la cellule vivante stable, qui y demeure parfois saine dans cette forme pendant des milliers d’années, prête à être semée.

Après avoir été semées, ces graines voient se réveiller en elles les cellules qu’elles portent en leur fond, suite à la combinaison de l’humidité et de la chaleur, et commencent à croître et à sortir de la terre sous la forme de fleurs, de bourgeons et d’arbrisseaux.

Il en va de même pour les hommes qui sont inhumés après leur mort, et se transforment en poussière. Quand viendra l’heure de la Résurrection, et que les conditions seront favorables à un retour à la vie, les atomes des corps se mettront en mouvement, et les corps croîtront de nouveau comme croissent les plantes à partir de leurs graines.

Nous admettons que l’activité terrestre cesse en automne en raison des contraintes de facteurs naturels. Il s’agit d’un arrêt de l’activité vitale et non d’une mort réelle ni d’une rupture totale avec le lien de la vie. Mais il convient d’observer qu’au début de la création la terre était vide de tout être vivant; puis lorsque les conditions furent réunies, le premier maillon de la vie y est apparu.

Oui, la vie réelle est cachée. Il se peut que ce facteur inconnu puisse être conservé dans sa gaine pendant des milliers d’années, de façon dissimulée, inanimée, et reprendre vie dès que les conditions sont réunies, puis sortir de terre. Il n’existe aucun argument scientifique à l’encontre de cette théorie.

Car les chercheurs ont découvert des virus qu’il est impossible de voir même en s’aidant des microscopes électroniques capables de réaliser des grossissements d’un million de fois. Il s’agit d’êtres au volume si infime qu’il ne se prête pas à la saisie de ces appareils perfectionnés. Ils sont cependant dotés de vie, de mouvement, et de capacité de reproduction.

Bien que l’homme ait poussé le plus profondément possible l’étude des corps infiniment petits, il n’en est cependant pas venu à bout; il n’est même pas parvenu à fixer les caractéristiques des gènes et des chromosomes, héritiers des qualités et des traits de caractère des parents et des grands-parents. Même à ce stade bien modeste, à la limite de l’atome, la vie éclate et jaillit comme une source.

Si la vie se cache dans les profondeurs de ces êtres microscopiques, et qu’aucun facteur n’est capable de l’extraire du lieu où elle se dissimule ou agir sur elle, quelle preuve avons-nous de ce que la vie ne serait pas préservée dans le secret des cellules du corps humain éparpillées dans la terre, fût-ce pour une très longue période? Pourquoi ne serait-elle pas semblable aux insectes qui s’enfouissent pendant l’hiver et reprennent leur activité à la fin de cette saison? Quel obstacle gênerait-il le renouvellement de la vie après la mort?

Le noble Coran qui étend son regard sur tous les aspects de l’existence animée et mouvementée compare la résurrection des hommes à la renaissance des plantes, pour mieux éclaircir la question du Jour du Retour. Il dit :

« Et Nous avons fait descendre du ciel une eau bénie, avec laquelle Nous avons fait pousser des jardins et le grain qu'on moissonne, ainsi que les hauts palmiers aux régimes superposés, comme subsistance pour les serviteurs. Et par elle (l'eau) Nous avons redonné la vie à une contrée morte. Ainsi se fera la résurrection. »1

Et encore :

« Et c'est Allah qui, de la terre, vous a fait croître comme des plantes, puis Il vous y fera retourner et vous en fera sortir véritablement. »2

Ces versets apportent à ceux qui ne croient point à la vie d’outre-tombe des arguments empruntés à la vie terrestre, à laquelle ils croient, afin de les éclairer sur la vie future. Ces arguments irréfragables, pris dans le livre de la nature, sont adressés aux sceptiques. Il n’empêche que des gens entêtés et totalement ignorants tournent le dos à ces scènes édifiantes et ne laissent pénétrer dans leurs cœurs la lumière de la vérité. Écoutons encore une fois le message coranique :

« Ô hommes! Si vous doutez au sujet de la Résurrection, C'est Nous qui vous avons créés de terre, puis d'une goutte de sperme, puis d'une adhérence puis d'un embryon [normalement] formé aussi bien qu'informe pour vous montrer [Notre Omnipotence] et Nous déposerons dans les matrices ce que Nous voulons jusqu'à un terme fixé. Puis Nous vous en sortirons [à l'état] de bébé, pour qu'ensuite vous atteigniez votre maturité. Il en est parmi vous qui meurent [jeunes] tandis que d'autres parviennent au plus vil de l'âge si bien qu'ils ne savent plus rien de ce qu'ils connaissaient auparavant. De même tu vois la terre desséchée : dès que Nous y faisons descendre de l'eau elle remue, se gonfle, et fait pousser toutes sortes de splendides couples de végétaux. Il en est ainsi parce qu'Allah est la vérité; et c'est Lui qui rend la vie aux morts; et c'est Lui qui est Omnipotent. »3

La transformation évoquée par ces versets est digne d’attention en ce qu’elle décrit la terre comme morte, et non les arbres, comme si les noyaux des grands arbres et les graines des végétaux parés de branches, de feuilles et de fleurs possédaient une cellule vivante dotée de l’aptitude au mouvement et à l’action dans le futur selon les changements qui interviendront dans le milieu.

Cette cellule, que l’on considère comme la pierre angulaire, possède des possibilités virtuelles. Elle demeure pour le moment non agissant en raison des particularités du milieu. Elle commencera sa croissance continue et ordonnée après avoir été irriguée, et après que tous les facteurs naturels auront été réunis, lui permettant de s’adapter aux conditions du milieu.

Même la terre morte possède à son tour cette caractéristique de devenir une partie des racines, du tronc et des branches, se transformant dans les corps des plantes et des arbres, en un nombre incommensurable de cellules vivantes. Nous sommes témoins de ces différentes transformations de la terre. La terre privée de vie s’est donc transmuée en êtres vivants, et c’est là un phénomène éloquent et merveilleux.

L’Émir des Croyants, l’Imam Ali dit : « Je m’étonne de ceux qui nient la dernière création, alors qu’ils sont témoins de la première création. »4

L’Imam Ali, que le salut soit sur lui, s’étonne de ceux qui restent indifférents à ces phénomènes porteurs de leçons et de méditation sans en tirer le moindre profit. Le Coran qui a un impact illimité et qui offre les clefs à tous les mystères de l’univers attire l’attention des hommes sur la Résurrection par l’intermédiaire de la création du fœtus :

« Ô hommes! Si vous doutez au sujet de la Résurrection, C'est Nous qui vous avons créés de terre, puis d'une goutte de sperme, puis d'une adhérence puis d'un embryon [normalement] formé aussi bien qu'informe pour vous montrer [Notre Omnipotence] et Nous déposerons dans les matrices ce que Nous voulons jusqu'à un terme fixé. Puis Nous vous en sortirons [à l'état] de bébé, pour qu'ensuite vous atteigniez votre maturité. Il en est parmi vous qui meurent [jeunes] tandis que d'autres parviennent au plus vil de l'âge si bien qu'ils ne savent plus rien de ce qu'ils connaissaient auparavant. De même tu vois la terre desséchée : dès que Nous y faisons descendre de l'eau elle remue, se gonfle, et fait pousser toutes sortes de splendides couples de végétaux. »5

Et encore :

« Que l'homme considère donc de quoi il a été créé. Il a été créé d'une giclée d'eau sortie d'entre les lombes et les côtes. Allah est certes capable de le ressusciter. »6

Nous savons que l’alimentation de l’homme se fait par la consommation de différentes nourritures et de fruits provenant de la terre comme les plantes, les viandes et les laitages. Ce sont ces matières qui jouent le rôle fondamental dans la satisfaction des besoins de son corps.

Cependant, l’embryon qui traverse des étapes déterminées avant de prendre la forme d’un être humain, n’est qu’une forme métamorphosée de la terre, et il sera un peu plus tard ce bébé qui jouit d’un privilège spécial par rapport à tous les autres phénomènes, en raison de la force sublime dont il a été pourvu.

La transformation de la terre morte en semence puis en homme nous explique la question de l’éclosion du vivant à partir du mort, et celle de la résurrection et du retour. Et c’est ainsi que nous comprenons clairement la parole divine :

« C’est d’elle que Nous vous avons créés, et en elle Nous vous retournerons, et d’elle Nous vous ferons sortir une fois encore. »7

Les étapes successives de l’évolution de l’embryon dans la matrice constituent un des évènements les plus étonnants du monde de la création. L’embryon traverse avec succès ces différentes étapes sous l’impulsion des forces internes du corps, écartant tous les obstacles sur son chemin, et poursuivant son destin loin de toute intervention humaine.

Bien que les cellules du fœtus se ressemblent, et que nous n’ayons aucun signe nous disant que telle cellule entrera dans la composition de tel organe du corps et que telle autre servira à former tel autre organe, des transformations subites surviennent dans les cellules qui les rendent aptes à fabriquer les organes du corps humain, et les savants ignorent encore comment se produit ce phénomène et dans quelles conditions.

Les cellules compactes et mélangées se dissocient les unes des autres. Chacune servira à un organe précis, et grâce à ces cellules, le corps de l’embryon révèle ses traits humains. La volonté divine intervient alors pour insuffler la vie à ce corps inanimé, ajoutant un autre être vivant à la scène de l’humanité.

Le célèbre penseur français, Alexis Carrel, traite des mystères de la cellule embryonnaire en ces termes : « Nous savons que le corps s’est formé à partir d’une cellule unique qui, pour se développer, s’est divisée en deux cellules. Cette division cellulaire se poursuit jusqu’à ce que l’homme parvienne à son plein développement.

Bien que le fœtus tende à chaque instant à la complexité au point de vue de sa structure et au cours de sa croissance, il conserve cependant la simplicité du processus dans la cellule fondamentale. Les cellules au nombre incommensurable qui constituent les tissus et les organes ne perdent jamais de vue leur unité originelle. Elles savent toutes, par avance, les fonctions qu’elles devront remplir plus tard dans le corps.

La formation de chaque membre du corps prête à merveille. En réalité, les matières premières entrant dans la construction des cellules ne sont pas comparables aux matériaux utilisés dans la construction des maisons. En fait, il n’y a pas de construction, même si le corps se forme de cellules, comme s’érige la maison par la pose de briques.

Mais pour comparer les deux, nous devons supposer une maison construite d’une seule brique, que cette brique unique pouvant construire plusieurs briques à partir de l’eau d’une rivière proche de ses sels minéraux, et des gaz répandus dans l’atmosphère, et les posant les unes sur les autres sans plan d’architecture, ni présence d’un maçon, élevant les murs, ouvrant des espaces pour les fenêtres, couvrant le plafond, fournissant le combustible pour la cuisine, et l’eau des lavabos. Bref, la façon dont sont structurés les membres, est proche des contes légendaires que l’on narre aux enfants. »8

Il est étrange que le Créateur Tout puissant fabrique, à travers ces transformations rapides, et à partir d’une cellule vivante déposée dans la matrice un homme doté de membres adéquats et équilibrés, dans le corps duquel se trouvent des systèmes variés fonctionnant indépendamment les uns des autres, depuis leur création dans la matrice jusqu’aux derniers instants de sa vie.

Malgré tout cela, Dieu serait-il incapable de rendre aux atomes éparpillés après la mort leur forme première, alors qu’ils procèdent d’une seule et même chose? Celui qui est témoin de la création étonnante de l’embryon pourrait-il nier la possibilité d’un nouveau retour à la vie des morts? La résurrection des morts serait-elle plus complexe que cela?

Pour la saisie des phénomènes réels, il ne convient pas de se contenter d’une vue superficielle et du moindre effort. Il est nécessaire au contraire de réfléchir avec extrême attention sur les vérités surprenantes qui règnent dans l’univers. Dans le règne animal, les imperfections des membres résultant d’accident sont largement compensées. Certains reptiles voient leurs membres amputés repousser, et il existe des vers qui, s’ils étaient coupés en plusieurs parties, voient chacune de ces parties se transformer graduellement en autant de vers.

Il est vrai que ces sortes de compensation physique n’existent pas chez l’homme. Mais il est permis de penser que si les conditions adéquates du milieu étaient réunies le développement du corps humain pourrait se faire à partir d’une graine, comme un arbre peut pousser à partir d’une bouture. La matrice présente ces conditions de façon idéale, elle fait croître une cellule au point de faire venir au monde un homme.

Si la graine de la rose qui recèle en elle tous les secrets de la rose se transforme, en une série d’étapes, en fleur dégageant un bon parfum, la cellule humaine vivante peut aussi porter en elle toutes les caractéristiques humaines, et les révéler dès que les conditions le permettent.

On interrogea l’Imam Sâdeq, que la paix de Dieu soit sur lui : « Le mort souffre-t-il dans son corps? » Il répondit : « Oui, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de chair et d’os, et que tout se transforme en terre dont il fut créé. Elle y reste dans le tombeau jusqu’à ce qu’elle serve de nouveau dans sa résurrection, comme elle a servi une première fois. »9

Le Coran insiste aussi en toute clarté sur la Toute-puissance infinie de Dieu, et invite les incrédules à méditer davantage sur le système de l’existence; il considère que ceux qui se penchent rationnellement sur les questions peuvent aboutir à une compréhension du problème de la résurrection. Dieu dit :

« L’homme compte-t-il qu’on le laissera pour rien? N’était-il pas goutte de sperme, de semence semée? Et ensuite, de caillot de sang, tel que Dieu a créé, puis arrangé, puis fait de lui le couple, le mâle et la femelle? Quoi! Un Tel n’est-il pas capable de revivifier les morts? »10

L’observation scientifique approfondie, l’analyse exhaustive des mystères de l’univers, la croyance en la puissance infinie du Créateur, contribuent à consolider la foi en la résurrection, en un retour à la vie, et nous rassurent à ce sujet. Si nous gardons à l’esprit que le savoir humain est limité, surtout en ce qui concerne certains aspects de l’existence, nous comprendrons que les acquis scientifiques, aussi énormes et grandioses qu’ils soient, ne résolvent pas tous les problèmes.

Mais les sens et l’esprit superficiel de l’homme sont incapables de saisir les réalités, en particulier lorsque se meuvent en lui les préjugés. Nous savons à quel point se diversifient les formes de la vie sur notre petite planète, qui est considérée comme négligeable par rapport à l’univers dans son ensemble, et pourtant nous ignorons même les ressorts de la vie en elle, et les propriétés de ses organes vivants.

Pour cette raison, il ne convient pas que ceux qui nient la résurrection le fassent de façon aveugle; que leur attitude admette au moins la possibilité pratique d’erreur, et ne soit pas définitivement tranchante.

L’examen des réalités qui nous entourent nous inspirera une certaine connaissance de la puissance divine, et nous fera comprendre que le problème de la résurrection, et du retour des morts à la vie, n’est pas plus important que tout cet univers ordonné fascinant doté de divers appareils au fonctionnement harmonieux et parfait.

C’est ainsi que se présentent les choses pour tout esprit ouvert. Dieu dit dans son Saint Livre :

« Parmi Ses Preuves est la création des cieux et de la terre et des êtres vivants qu'Il y a disséminés. Il a en outre le pouvoir de les réunir quand Il voudra. »11

« Ne voient-ils pas qu'Allah qui a créé les cieux et la terre, et qui n'a pas été fatigué par leur création, est capable en vérité de redonner la vie aux morts? Mais si. Il est certes Omnipotent. »12

Donc, Celui qui a créé l’univers et ses merveilles et a soumis tout ce qui s’y trouve à Sa Justice permanente, et a conféré la vie à certains êtres est certainement capable de redonner la vie aux morts. Car leur revivification sera plus aisée alors que la création de tout l’univers, et l’esprit humain admet que relier des éléments disparates d’un ensemble existant est beaucoup plus facile que de créer cet ensemble.

Est-il par exemple plus facile de réunir les éléments d’une machine industrielle ou de la construire à partir de rien? Il est clair que pour l’inventeur de la machine en question, le montage ou le démontage ne sont qu’un jeu. Nous concluons en définitive que Dieu qui est le Créateur de l’homme à partir de la terre, puis qui le fait reproduire à partir d’une cellule vivante est capable, sans l’ombre d’un doute, de le reconstituer à partir des éléments de son corps désintégré par la mort. Sa puissance ne connaît aucune limite.

Et tout comme il a transformé une cellule invisible à l’œil nu en millions de cellules, et en os, en chair et en peau avec un programme et une minutie extraordinaire, et en a fait un homme complet, Il est capable de refaire ce travail, de faire croître ses cellules et leur insuffler la vie.

Nous ne savons rien de la création de l’homme sinon qu’un individu naît d’un autre individu. Mais Dieu connaît tous les détails de la création, comme le dit le Coran :

« Dis : "Celui qui les a créés une première fois, leur redonnera la vie. Il Se connaît parfaitement à toute création. »13

Il est cette même force infinie qui a créé le premier être vivant par une autre voie que celle de la reproduction sexuée. Le Coran explicite ces vérités en ces termes :

« Voyez-vous donc cela que vous éjaculez : est-ce vous qui le créez? Ou si c’est Nous le Créateur? Nous avons prédéterminé la mort, parmi vous; or on ne Nous devance pas! De plus, Nous vous remplaçons par vos semblables et vous produisons en une chose que vous ne savez pas. Et vous connaissez, très certainement, la première production. Pourquoi ne vous rappelez-vous donc pas? »14

Ces versets rappellent la volonté divine qui fait transiter l’homme par différentes étapes jusqu’à le faire parvenir au degré de perfection, et indiquent que toutes ces étapes dans leur ensemble procèdent de la volonté de Dieu, sans qu’il y ait la moindre intervention de l’homme. Car c’est Dieu Seul, qu’Il soit exalté, qui nous a créés, décide de nos affaires, puis nous reprend sans consulter un seul d’entre nous, ni faire appel à son aide. Le Coran proclame :

« Et c'est Lui qui commence la création puis la refait; et cela Lui est plus facile. Il a la transcendance absolue dans les cieux et sur la terre. C'est Lui le Tout Puissant, le Sage. »15

« La création des cieux et de la terre est quelque chose de plus grand que la création des gens. Mais la plupart des gens ne savent pas. »16

  • 1. Coran, Sourate 50, versets: 9, 10, 11
  • 2. Coran, Sourate 71, versets 17, 18
  • 3. Coran, Sourate 22, versets 5 et 6
  • 4. Ghurar-al-Hikam, Tome 1, page: 493
  • 5. Coran, Sourate 22, verset 5
  • 6. Coran, Sourate 86, versets 5 à 8
  • 7. Coran, Sourate 20, verset 55
  • 8. Alexis Carrel, L'homme cet inconnu, (retraduit du persan)
  • 9. Al Forou'minai Kafi, Tome 3, page: 251
  • 10. Coran, Sourate 76, versets 36 à 40
  • 11. Coran, Sourate 42, verset 29
  • 12. Coran, Sourate 46, verset 33
  • 13. Coran, Sourate 36, verset 79
  • 14. Coran, Sourate 56, versets 58 à 62
  • 15. Coran, Sourate 30, verset 27
  • 16. Coran, Sourate 40, verset 57