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Leçon 4: Bref historique (1)

Les connaissances islamiques originelles et les traditions des Imâms de l’Islâm, riches en rayonnements moraux et spirituels qui constituaient les sources de beaucoup de grands esprits dans le monde musulman, ne se limitent pas à ce qu’on appelle ‘irfân ou soufisme. Mais dans le présent exposé, nous nous bornons à ces deux sujets sans aller plus loin. Bien entendu, vu la nature brève de ces cours, nous traitons l’historique du ‘irfân et du soufisme sans commentaires critiques ni annotations explicatives. Aussi, limitons nous à exposer les tournants qu’ont connus le ‘irfân et le soufisme à partir des premiers temps de l’Islâm jusqu’au Xe siècle (de l’hégire), puis à quelques sujets de ‘irfân et à conclure enfin par l’examen et l’analyse objective de ses racines.

Il est admis généralement qu’il n’existait pas au début de l’Islâm et au premier siècle de l’hégire, un groupe de ‘urafâ’ ou de soufis. Le soufisme est apparu, en effet, au IIe siècle de l’hégire, et le premier à avoir eu droit à la dénomination de soufi fut Abû Hâchim al-çûfî al-Kûfî qui vécut en ce siècle et y érigea le premier couvent pour les adorateurs et les ascètes musulmans1. L’histoire ne fixe pas la date du décès d’Abû Hâchim, mais elle nous en laisse un indice en notant qu’il était le professeur de Sufiyân al-Thawrî décédé lui en l’an 161 de l’hégire.

Abû-l-Qâcim al-Quchrî – une des figures de proue des ‘urafâ’ et des soufis- mentionne que cette appellation est apparue avant l’an 200 de l’hégire, et selon Nicholson, elle vit le jour vers la fin du IIe siècle de l’hégire. Mais d’après un récit d’al-Kâfî (Kitâb al-Ma‘îchah), il y avait un groupe contemporain de l’Imâm al-Sâdiq (p) (c’est-à-dire pendant la première moitié du IIe s.) comme Sufiyân al-Thawrî et un autre groupe qui furent connus sous cette désignation.

Donc si Abû Hâchim al-Kûfî fut le premier à porter cette appellation, alors qu’il était le professeur de Sufiyân al-Kûfî décédé en l’an 161 H., on peut présumer que le mot soufisme fut connu pendant la première moitié du IIe siècle et non à la fin de ce siècle comme le soutiennent Nicholson et d’autres. Ceci dit, il n’y a pas divergence d’avis sur le fait que les soufis furent désignés sous cette appellation parce qu’ils portaient des vêtements soufî (en laine) qui connotent leur détachement des attraits de ce monde. Ils répugnaient ainsi à se vêtir de tissus douillets, avaient un goût prononcé pour les vêtements rudes, notamment en laine brute.

Si nous ignorons la date exacte à laquelle ce groupe s’est donné l’appellation de ‘urafâ’, du moins nous sommes sûr que celle-ci fut répandue au IIIe siècle de l’hégire, à en croire l’affirmation d’al-Sirrî al-Siqtî (décédé en l’an 243 H.)2. Toutefois, Abû Naçr al-Sarrâj al-Tûcî rapporte dans son livre «al-Luma‘» - un écrit très crédible dans le domaine du ‘irfân et du soufisme - un récit de Sufiyân al-Thawrî, qui laisse penser que cette désignation est apparue vers la première moitié du IIe siècle3.

En tout état de cause, il n’existait pas au I er siècle de l’hégire de groupe dénommé soufisme. Cette appellation n’est apparue qu’au IIe siècle, et le regroupement de personnes sous cette désignation est survenu en ce siècle aussi et non pas au IIIe siècle comme l’ont soutenu certains4.

Mais l’absence d’un groupe désigné sous cette appellation pendant le premier siècle de l’hégire ne signifie nullement que les dévots des compagnons étaient de simples adorateurs et ascètes au même degré de foi naïve dépourvue de la brillance de la vie spirituelle, comme aiment le dire les Occidentaux et les occidentalistes. En effet, il y avait des Compagnons marqués par leur forte spiritualité, et le niveau de foi de tous les Compagnons n’était pas le même. Ainsi Salmân al-Fâresi et Abû Tharr, par exemple, n’étaient pas au même degré de foi, comme en attestent de nombreux hadiths dont celui-ci: «Si Abû Tharr savait ce qu’il y a dans le cœur de Salmân, il l’aurait tué »5.

Les ‘urafâ’ du 2e Siècle

1-Al-Hassan al-Baçrî: De même que le kalâm (la scolastique musulmane) commence avec Hassan al-Baçrî (décédé en 110 H.) de même le terme ‘irfân débute par lui.

Il est né en l’an 22 de l’hégire et vécut 88 ans dont la plus grande partie au Ier siècle.

Il est clair qu’al-Hassan al-Baçrî ne fut pas connu comme soufi, mais on le compta parmi les soufis pour avoir écrit un livre intitulé «Ri‘âyat huqûq Allâh» (Le respect des droits d’Allâh) que l’on peut considérer comme le premier livre soufi. L’unique copie existant de ce livre se trouve à l’université d’Oxford. Selon Nicholson: «Le premier Musulman à avoir écrit sur la vraie manière de vivre soufie est al-Hassan al-Baçrî, puis il fut suivi par d’autres qui expliqueront les fondements du soufisme pour atteindre aux hautes positions (spirituelles), en commençant par la repentance et en passant par une série d’autres pratiques qu’il faut effectuer successivement pour s’élever jusqu’à la Position Sublime»6.

Il est à noter que les ‘urafâ’ eux-mêmes font remonter certaines chaînes de la Voie soufie, telle celle des Cheikhs d’Abû Sa‘îd Abû-l-Khayr7, à al-Hassan al-Baçrî et de là à l’Imâm ‘Alî (p). De même, dans son « Fihrast » (Article 5, 5ème Art) Ibn al-Nadîm fait remonter la chaîne d’Abû Muhammad Ja‘far al-Khuldî à al-Hassan al-Baçrî, et affirme que ce dernier était le contemporain des 70 survivants de la Bataille de Badr.

Il apparaît, d’après certains récits, qu’al-Hassan al-Baçrî était plus tard pratiquement l’un de ceux qui ont eu la réputation de soufis. Nous rapporterons certains de ces récits dans un autre contexte. Il est à noter aussi qu’al-Hassan al-Baçrî avait des racines iraniennes.

2-Mâlik Ibn Dînâr (décédé en 131 H.): Il était de Bassora et il s’adonna à un ascétisme excessif et au détachement de ce monde.

3-Ibrâhîm Ibn al-Adham: Il est de la ville de Balakh et il eut une histoire connue semblable à celle de Bouddha, car on dit qu’au début il était le Sultan de cette ville, et qu’après avoir vécu certains événements, il se repentit et s’engagea dans la voie soufie. Les ‘urafâ’ le tinrent en très haute estime. Il mourut approximativement en l’an 161 H.

4-Râbi‘ah al-‘Adawiyyah: Elle est soit égyptienne soit Baçrite (de la ville de Bassora en Irak). Elle fut une des étrangetés de l’histoire. Elle fut surnommée «Rabi‘ah» (quatrième) parce qu’elle naquit après la naissance de trois sœurs. A ne pas la confondre avec Rabi‘ah al-Châmiyyah qui vécut au IXe siècle et fut la contemporaine d’al-Jâmî.

Rabi‘ah avait des états étranges, et composa des poèmes considérés comme le sommet du ‘irfân. On raconte d’elle une histoire amusante concernant la visite que lui rendirent al-Hassan al-Baçrî, Mâlik Ibn Dînâr et une troisième personne. Elle mourut en l’un 135 ou 136 H., ou selon d’autres sources en 180 ou 185 H.

5-Abû Hâchim al-Çûfî al-Kûfî: Il était syrien. Il vécut et mourut en Syrie. Toutefois, on ignore la date de sa mort. La seule chose de lui dont est sûre est qu’il fut le professeur de Sufiyân al-Thawrî (décédé en 161 H.). Il paraît qu’il fut le premier à avoir droit à l’étiquette de soufi. Sufiyân dit de lui: «Sans Abû Hâchim, je n’aurais pas connu les subtilités de la cagoterie. »

6-Chaqîq al-Balkhî: Il était l’élève d’Ibrâhîm al-Ad-ham. Il est noté dans le livre «Rîhânat-ul-Adab» citant «Kashf-ul-Ghummah » de ‘Alî Ibn ‘Îssâ al-Atbalî et «Nûr-ul-Abçâr» d’al-Chalbanjî que Chaqîq rencontra l’Imâm Mûssa al-Redhâ (p) et qu’il rapporta de lui des récits spirituels extraordinaires.

Il mourut en l’an 153 ou 174 ou encore 184 de l’hégire selon les différentes sources.

7-Ma‘rûf al-Karkhî: Il était du quartier al-Karkh à Baghdâd et il semblerait qu’il était d’origine iranienne puisque son père s’appelait «Fayrûz ». Il comptait parmi les plus célèbres des ‘urafâ’ et on dit que ses parents étaient des Chrétiens et qu’il se convertit à l’Islâm sous l’égide de l’Imâm Mûssâ al-Redhâ (p) dont il apprendra beaucoup de sciences. Selon les ‘urafâ’, beaucoup de chaînes du soufisme remontent à lui et puis à l’Imâm al-Redhâ (p) et à ses prédécesseurs puis au Noble Prophète (P). C’est pourquoi cette chaîne (celle d’al-Karkhî) fut connue sous la désignation de la chaîne dorée (al-Silsilah al-thahabiyyah), c’est du moins ce que réclament tous les thahabiyyoun (les membres de cette chaîne).

Deux dates sont retenues pour son décès: 200 ou 206 de l’hégire.

8-Al-Fudhayl Ibn ‘Ayâdh (décédé en 187 H.): Il était de Marw, donc iranien avec des racines arabes.

On dit qu’il avait été à l’origine un brigand et qu’un jour, alors qu’il escaladait un mur pour commettre un vol, il vit un homme dans l’obscurité en train de prier et de réciter le Coran. Il fut troublé par les versets coraniques et se repentit tout de suite. On lui attribue la paternité du livre « Miçbâh al-Charî‘ah » dont on dit qu’il consistait en les cours qu’il avait appris de l’Imâm al-Sâdiq (p), ouvrage accrédité par le grand traditionniste al-Muhaddith al-Hâj Mirzâ Hussain al-Nûrî.

Les ‘urafâ’ du 3e siècle

1-Bâyazîd al-Bastâmî (Tayfûr Ibn ‘ïssâ) (décédé en 261 h.): Il est l’un des plus grands ‘urafâ’ et il est originaire de Bastâm. On dit qu’il fut le premier à parler franchement de l’anéantissement en Allâh et de la fusion en Allâh. Il disait de lui-même à ce propos: «Je suis sorti de Bâyazîd comme le serpent sort de sa peau ».

Bâyazîd eut quelques écarts langagiers qui lui valurent d’être accusé d’incroyance, alors que les ‘urafâ’ voyaient en ces écarts son appartenance au courant de «sukr» (ivresse spirituelle), c’est-à-dire qu’il fit ses écarts dans l’état de l’anéantissement dans l’Essence divine.

D’aucuns prétendirent qu’il fut serveur d’eau dans la maison de l’Imâm al-Sâdiq (p), mais l’histoire infirme cette prétention car Bâyazîd n’était pas contemporain de l’Imâm (p).

2-Bishr al-Hâfî: Il était de Baghdâd mais ses ancêtres étaient de Marw. Au début, il était un débauché et un libertin, mais par la suite, Allâh le guida vers la repentance. Al-‘Allâmah al-Hillî écrit dans « Minhâj al-Karâmah » qu’il se repentit en présence de l’Imâm Mûssâ Ibn Ja‘far (p).

Il eut droit au sobriquet d’al-hâfî (déchaussé, pieds nus), car il marchait pieds nus, mais d’autres évoquent autres causes pour ce surnom.

Il mourut en l’an 226 ou 227 de l’hégire.

3-Al-Sirrî al-Siqtî: il était de Baghdad mais on ignore ses origines. Il fut un ami de Bishr al-Hâfî. C’était un homme affectueux, altruiste envers les serviteurs d’Allâh dont il faisait passer l’intérêt avant le sien. Ibn Khalkân raconte dans «Wafiyyât al-A‘yân » qu’al-Sirrî disait: «J’ai demandé à Allâh pardon pendant 30 ans pour avoir dit un jour «Dieu merci » (alhamdu lillâh). On lui demanda: «Comment cela? » Il s’expliqua ainsi: «Une nuit, le feu fut déclaré dans le souk. Je suis sorti alors m’enquérir du sort de ma boutique. On m’informa que le feu ne l’avait pas touchée. Je dis alors: «Dieu merci ». Puis je me suis rendu compte que ce que je venais de dire traduisit mon égoïsme et mon indifférence aux affaires des Musulmans. Aussi me suis-je mis à demander à Allâh de me pardonner depuis lors ».

Al-Sirrî était un élève et un adepte de Ma‘rûf al-Karkhî et en même temps le professeur de son neveu (le fils de sa sœur) Junayd al-Baghdâdî. Il avait beaucoup d’écrits sur l’Unicité et l’amour divin. C’est lui qui dit: «Le gnostique est comme le soleil rayonnant sur tous les coins de la terre qui porte le maigre et le gras, et comme l’eau par laquelle se ravivent les cœurs assoiffés, et le flambeau qui éclaire tous les lieux ».

Il mourut en l’an 245 ou 250 de l’hégire, âgé alors de plus de 98 ans.

4-Al-Harith al-Muhâcibî (décédé en l’an 243 H.): Ses origines remontent à la ville de Bassora. Il était un compagnon de Junayd. Il fut surnommé al-Muhâcibî en raison de son métier de comptable et de vérificateur. Il était contemporain d’Ahmad Ibn Hanbal, lequel étant fortement opposé au kalâm (scolastique musulmane), le chassa, ce qui éloigna les gens de lui.

5-Junayd al-Baghdâdî: Ses origines remontent à Nahâwand. Les ‘urafâ’ et les soufis l’appelaient «Sayyid al-Tâ’ifah » (Le Maître de la secte). C’était un gnostique modéré. Il n’eut pas les écarts langagiers prononcés par d’autres, et ne portait pas les vêtements des soufis, mais ceux des uléma et des faqîh (jurisconsultes). Lorsqu’on lui demanda: «Pourquoi ne portez-vous pas les vêtements des soufis pour leur ressembler? », il répondit: «Si je savais que les vêtements ont un effet, j’aurais porté une robe en fer embrasé. En fait ce qui compte ce n’est pas le tissu, mais la brûlure intérieure ».

Il était le neveu et l’élève d’al-Sirrî al-Saqtî, mais aussi l’élève d’al-Harith al-Muhacibî.

On dit qu’il mourut à l’âge de 90 ans en 297 de l’hégire.

6-Thû-l-Nûn al-Miçrî: Il était égyptien et étudia le fiqh (la jurisprudence) chez le célèbre Mâlik Ibn Anas. Al-Jâmî le surnomma «Le Chef des soufis ». Il fut le premier à utiliser les symboles pour désigner les termes techniques soufis afin qu’ils ne fussent compris que par les initiés. Dès lors, ce sont ses symboles qui furent utilisés par les soufis, et les concepts gnostiques commencèrent à se faire connaître à travers les poèmes d’amour et les expressions symboliques. D’aucuns soutiennent que Thû-l-Nûn introduisit dans le ‘irfân et le soufisme beaucoup d’enseignements de la philosophie néoplatonicienne.

Il mourut entre 240 et 250 de l’hégire.

7-Sahl Ibn ‘Abdullah al-Tastarî: Il compte parmi les grands ‘urafâ’ et soufis. Il est originaire de Shushtar (en Iran). On lui attribue la paternité d’un groupe de ‘urafâ’ et de soufis –qui adoptèrent comme fondement «la lutte contre soi-même »8- connu sous la désignation de «sahliyyah».

Il rencontra Thû-l-Nûn al-Miçrî à la Mecque. Il mourut en 263 ou 283H9.

8-Hussain Ibn Mançûr al-Hallâj: Il était natif de la ville d’al-Baydhâ’ près de Chirâz (Iran), mais il vécut et grandit en Irak. Il provoqua un grand vacarme sur le ‘irfân et ses écarts langagiers se sont multipliés. Il s’ensuivit que toutes sortes de bruits circulèrent le concernant et il fut accusé de mécréance et pendu sous le règne du calife abbasside al-Muqtadar. D’autre part, les ‘urafâ’ l’accusèrent de divulguer et de répandre leurs secrets. Certains le classèrent dans la sorcellerie, mais les ‘urafâ’ le blanchirent de cette accusation et soutiennent que les propos mécréants qui sortent de sa bouche, tout comme ceux de Bâyazîd, furent prononcés par eux pendant leur état d’ivresse et d’anéantissement spirituels. Les ‘urafâ’ l’appellent «le martyr ». Il fut exécuté en l’an 306 ou 309 de l’hégire10.

Questions (Leçon 4)

1- Quand le soufisme a vu le jour dans l'histoire de l'Islam?

2- Qui était le premier à avoir porté l'étiquette de soufi dans le monde musulman?

3- Quelle est l'origine et la cause de l'appellation "soufi"?

4- Pourquoi al-Hassan al-Baçrî était-il compté comme un soufi?

5- Citez les noms des trois plus importants des Urafa du IIe siècle.

6- Qu'est-ce que "al-Silsilah al-Thahabiyyeh" ?

7- Citez les noms des trois plus importants soufis du IIIe siècle.

  • 1. Târîkh al-Taçawwuf fî-l-Islâm, Dr Qâcim Ghanî, p. 19. L’auteur note à la page 44 de ce livre, citant l’ouvrage d’Ibn Taymiyyah: « Al-çûfiyyah wa-l-Fuqarâ’ », que le premier à avoir construit un petit couvent pour les soufis était un des disciples de ‘Abdul-Wâhid Ibn Zayd (un compagnon d’al-Hassan al-Baçrî). Et si Abû Hâchim était un disciple de ‘Abdul-Wâhid, il n’y a pas de contradiction entre les deux versions de ce rapport.
  • 2. Voir: «Tathkirat al-Awliyâ’ » d’al-Chaykh ‘Attâr.
  • 3. «al-Luma‘», p.427.
  • 4. Dr Ghanî, Târîkh al-Taçawwuf Fî-l-Islâm.
  • 5. «Safînat al-Bihâr », al-Muhddith al-Qummî, Section “salama”.
  • 6. «Mîrâthé islâm » (L’Héritage de l’Islâm, en persan), p. 15. Voir aussi les cours de Dr ‘Abdul-Rahmân Badawî à la Faculté de Théologie et de sciences islamiques pendant les années 1952-53. Il est notable que beaucoup de prônes de Nahj-ul-Balâghah (La Voie de l’Éloquence de l’Imâm ‘Alî) figurent dans ce livre, et que certains soufis font remonter l’origine de leur voie à l’Imâm ‘Alî (p) par le biais d’al-Hassan al-Baçrî.
  • 7. «Târîkh al-Taçawwuf Fî-l-Islâm» (L’histoire du soufisme en Islâm), p. 462, citant le livre: «Ahwâl wa aqwâl Abû Sai‘îd Abû-l-Khayr » (Les États et les Paroles d’Abû Sai‘îd Abû-l-Khayr).
  • 8. En arabe: mujâhadat al-Nafs.
  • 9. « Tabaqât al-çufiyyah », ‘Abdul-Rahmân Shalmî, p 206.
  • 10. Il y a une étude détaillée sur al-Hallâj dans l’Intorduction de la 8ème édition de notre livre «al-Dawâfi‘ Nahw-al-Mâddiyyah » (Les Motivations pour le matérialisme), dans laquelle nous avons contesté les opinions de certains matérialistes qui tentèrent de présenter al-Hallâj comme un matérialiste.