Chapitre 10

« — Vous qui croyez, rappelez-vous le bienfait de Dieu, quand vous assaillirent des armées, et que Nous dépêchâmes contre elles l’ouragan et des armées que vous ne pouviez voir…— Tandis que Dieu voit clair dans vos actes. » (Coran, 33:9)

« يُا أيـُّهُا الَّذِينُ آمُنواْ اذْكُرواْ نِعمُةَ اللَّهِ علَيكُمً إِذْ جآءَتكُمً جنودّ فَأَرسُلْنُا عُلَيهِمً رِيحاً وجنوداً لَمً تُرُوًهُا وُ كَانَ اللَّه بِمُا تُعًمُلُونَ بُصِيراً » الأحزاب: الاية (9)

La noble mission de Muhammad (SAW) a consisté à transmettre aux hommes la Lumière divine. En cela, le Prophète fut un Annonciateur et un Avertisseur. Cependant lorsque l’ignorance atteint ses limites, et se manifeste sous la forme de la rébellion et la haine envers la mission prophétique, il ne reste plus rien d’autre à faire qu’à se soulever pour défendre la Mission, et à se sacrifier pour elle. C’est là que Dieu fait triompher les croyants et leur apporte les énergies nécessaires.

Le verset précédent décrit un moment de la bataille des Factions (siège de Médine). Les forces des impies et des polythéistes s’étaient rassemblées pour former une force évaluée à 10.000 combattants, qui s’étaient pactisés pour mettre un terme définitif à la mission islamique.

Les forces musulmanes n’étaient pas dans une position qui leur permettrait de faire face à une telle troupe qui ne s’était jamais rassemblée auparavant dans la péninsule arabe.

L’armée des païens équivalait au triple des forces musulmanes, et leurs équipements matériels étaient de loin supérieurs à ceux des musulmans assiégés.

A cela, il faut ajouter que les Juifs qui se trouvaient à Médine constituaient un poignard pouvant s’abattre d’un moment à l’autre sur le dos de la force musulmane.

Puis, il y a aussi les Hypocrites, et ceux dont la foi était chancelante, qui constituaient une cinquième colonne travaillant à saper le moral des troupes musulmanes.

Pourtant, c’est en de telles conditions on ne peut plus défavorables, que Dieu a fait triompher Ses serviteurs croyants. Il a dépêché un vent et des soldats invisibles, qui sont les anges qui ont donné de l’énergie au moral des croyants.

Les vents puissants qui soufflaient anéantissaient les armées païennes. Leurs tentes étaient emportées, dispersées, leurs foyers étaient éteints, alors qu’ils étaient dans un besoin pressant de chauffage en cette saison hivernale.

C’est ainsi que les polythéistes n’eurent pas d’autre alternative que de se retirer, de lever le siège. Cette retraite signifiait la défaite du paganisme et la victoire de l’islam.

Les musulmans, conformément à l’enseignement de leur foi, croyaient en l’existence de soldats et de forces invisibles qui se tiennent à leurs côtés durant le combat, alors que les païens n’y croyaient pas.

Quant aux forces sensibles, concrètes, en l’occurrence les vents puissants, ils étaient ressentis par les deux parties.

Le Coran s’est exprimé clairement là-dessus, il a évoqué les rafales de vents qui ont été le facteur d’anéantissement de l’armée païenne. Si cela ne s’était pas produit, si les vents n’avaient pas été à l’origine de la défaite des païens, les polythéistes n’auraient pas manqué de se livrer à une grande propagande diffamante contre le Coran et l’islam. Ils auraient opposé un démenti à ce qu’affirme explicitement le Coran, et auraient suscité une vague de dénigrement contre l’islam.

Or nous savons que ni les païens, ni les Hypocrites n’avaient trouvé à redire après la révélation de ce verset.

Ceci constitue une preuve évidente de leur approbation de cette réalité, à savoir que ce sont bien les vents dévastateurs qui avaient causé leur défaite.

Ce qui est digne de méditation, c’est que le rassemblement des forces confédérées des nombreuses tribus païennes auxquelles se sont jointes les tribus juives, et les manœuvres des Hypocrites, toutes ces différentes forces n’ont pas été en mesure de porter la moindre contestation à la déclaration divine qui est claire et évidente. Ceci peut sans doute, être considéré comme un miracle du Coran que tout le monde est invité à méditer.