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Leçon 13: Le Sixième Imam

Le sixième Imam est Ja'far al-Cadiq, fils de Muhammad (P) et sa mère est Fatima (dont l'autre nom est Farwah). L'Imam est né à Médine le lundi 17 Rabi' (le jour anniversaire de la naissance du Prophète) en l’an 83 après l'Hégire. II mourut empoisonné le 25 Chawwal 148 A.H, à l’âge de 65 ans.

II possédait un grand savoir et des qualités supérieures. Il était un homme de sagesse, connaisseur de la Chari'ah et pieux. Il était sincère, juste, un homme de grandeur, de générosité et de valeur. Il était doté de beaucoup d'autres qualités.

Cheikh al-Mufid raconte: “Les savants religieux acquirent de lui beaucoup plus qu'ils n'avaient appris de tout autre membre des Ahl al-Bayt. Personne n'a été aussi prolifique que I'Imam al-Cadiq (P) quant à la propagation de la religion parmi les ’Ulama (savants) de l'histoire religieuse et du Hadith.”

En réalité le nombre de savants religieux (sérieux et appartenant à différentes écoles) ayant acquis des connaissances de sa part atteint quatre mille. Abu Hanifa, le chef de l'une des écoles sunnites était l'un d'entre eux.

Pieux, il se nourrissait de vinaigre et d'huile et mettait des vêtements rudes. Parfois ceux-ci étaient très rapiécés. Il avait l'habitude de travailler son jardin lui-même. Il perdait souvent connaissance en se rappelant Allah. Une nuit, le Calife Abbasside de l'époque fit convoquer l'Imam par un message. Celui-ci raconte: “ Je suis allé chez l'Imam et je l’ai trouvé dans sa chambre privée. L'Imam avait les joues couvertes de poussière et suppliait Allah dans la plus grande humilité. Ses mains étaient levées vers les cieux, elles étaient poussiéreuses ainsi que son visage ».

C’était un homme charitable et de disposition aimable. Il parlait avec tendresse et se montrait très coopératif. On avait plaisir à travailler avec lui. Un jour l'Imam appela son domestique, Mussadif, et lui donna mille dinars pour se préparer à un voyage d'affaires en Egypte car le nombre de sa suite avait augmenté et il était nécessaire de rechercher davantage de moyens de subsistance. Mussadif acheta des marchandises et partit pour la Syrie avec un groupe de commerçants. Lorsqu'ils approchèrent de l'Egypte, ils rencontrèrent un autre groupe de commerçants venant de ce pays. Ces derniers demandèrent aux premiers commerçants s'ils possédaient cette sorte de marchandises et qu'ils voulaient savoir si elles étaient disponibles en Egypte. Leurs interlocuteurs répondirent par la négative. Les marchands prêtèrent alors serment de ne pas revendre leurs marchandises à moins de cent pour cent de bénéfice, ce qui fut fait. Après quoi, ils retournèrent à Médine.

Mussadif rentra chez l'Imam avec deux sacs contenant chacun mille dinars. Il lui dit que l’un des deux sacs contenait le capital et l'autre les bénéfices. L'Imam lui fit remarquer quc les bénéfices étaient excessifs et lui demanda ce qu'il avait fait des marchandises. Mussadif lui expliqua ce qu'il avait fait le serment qu'il avait prété (de ne pas revendre à moins de 100 % de profit). L'Imam s'étonna qu'il ait juré de ne pas revendre des articles à des musulmans à moins de 100 % de bénéfice!

Puis l'Imam prit l’un des deux sacs et dit: « Celui-ci contient mon capital et nous ne touchons pas les bénéfices ». Avant d'ajouter: « Ô Mussadif! Il est plus facile de combattre avec une épée que de gagner sa vie légalement (halal) ! ».